lundi 22 avril 2013

Du faisceau au fascisme, et puis…


Les symboles font partie de nos vies. Pratiques, ils résument en un caractère, parfois simple, d’autres fois plus complexe, un sens, une idée, voire une idéologie. Par un simple coup d’œil sur le symbole, l’individu avisé est informé et adapte sa conduite, laquelle est prédéterminée par les us et coutumes de sa civilisation. Bien sûr, chaque société possède ses symboles. Si certains sont propres à telle ou telle culture et incompréhensibles pour les non initiés, d’autres sont communs, universels, et reconnus par la plupart des êtres humains.
Récemment j’ai redécouvert un symbole qui, bien que peu connu et rarement cité, a été d’une importance capitale dans l’histoire européenne, voire mondiale selon le point de vue. Il s’agit du faisceau du licteur, dont voici une représentation :
Les licteurs constituent l’escorte du magistrat de la Rome antique. Plus le magistrat est d’importance, plus il possède de licteurs qui le précèdent dans ses déplacements, lui ouvrant la voie dans la foule. Le licteur est aussi l’exécutant des décisions du magistrat. Pour ce faire il possède deux instruments qui, réunis, symbolisent sa fonction : un faisceau de verges servant à la flagellation et une hache pour la décapitation du condamné.
Le licteur et son faisceau personnalise ainsi le pouvoir de la magistrature romaine, notamment celui de contraindre et de condamner à mort tout citoyen suspect. On imagine aisément la puissance d’un tel symbole, et encore plus la réalité terrifiante pour nous, citoyens du XXIème siècle, qu’il représente. Et pour celui qui s’intéresse quelque peu à l’histoire, il aura compris que ce faisceau dont je parle est bien celui repris dans les années 20 par un certain Benito Mussolini lorsqu’il créera son mouvement Fasci italiani di combattimento (faisceaux italiens de combat), puis imposera le fascisme (on en devine maintenant l’origine étymologique) en Italie.
Drapeau du Parti National Fasciste italien

A la différence de la croix gammée, ou svastika, à la base symbole religieux sans aucune connotation martiale ou violente, et dont la perception aura été irrémédiablement bouleversée par Adolf Hitler et le nazisme, le faisceau du licteur porte déjà une symbolique de répression. Il n’est pas étonnant en soi qu’il ait pu être repris par un régime totalitaire et répressif comme le fascisme, cela reste dans le cadre de ses attributs, en quelque sorte.
Là où je m’étonne, c’est qu’encore une fois à l’inverse de la croix gammée, qui est aujourd’hui pratiquement bannie de nos sociétés, occidentales en tout cas, le faisceau du licteur, symbole entre autres du fascisme italien, est présent dans les représentations symboliques de certaines institutions de divers états, et pas des moindres.
Voyons le sceau suivant :

Il s’agit du sceau officiel du sénat des Etats Unis d’Amérique. Remarquez en bas les deux faisceaux croisés. Autre exemple :

Celui-ci vous la reconnaîtrez peut-être. Il s’agit des armoiries de la République Française, tout simplement. Remarquez le faisceau debout qui orne le dessin. Non officielles, ces armoiries sont pourtant très utilisées par l’administration française (elle désigne les corps consulaires français, on la retrouve sur le site de la présidence de la république, sur les cartons d’invitations et, surprise, sur le passeport français, entre autres).
Loin de moi l’idée de lancer une polémique stérile sur l’utilisation d’un symbole ou pas. On se souvient peut-être que les paroles de notre Marseillaise ont souvent été sujettes à critique, pour leur contenu guerrier et violent. Le faisceau intervient dans notre histoire dans le même contexte que notre hymne, les révolutionnaires s’en étant appropriés pour rendre hommage à la république romaine. Il réapparait sporadiquement avant d’être définitivement intégré au dessin des armoiries françaises utilisées par le Ministère des Affaires Etrangères à partir de 1912.
On pourrait tout de même se poser la question de la présence d’un tel symbole de flagellation et de peine de mort sur les armoiries d’un pays comme la France. En résumé, j'ai un symbole fasciste sur mon passeport, ça peut choquer, non ? A bon entendeur…

vendredi 1 février 2013

Les revenants... troublant


Les revenants de Laura Kasischke

Voilà un roman dont je ne saurai dire s’il m’a plu ou pas. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne m’a pas laissé indifférent. Ayant tourné la dernière page, je reste dans l’état qui ne m’a pas quitté depuis que j’ai ouvert le livre : énervé, mal à l’aise, et maintenant la tête embrouillée par tout ce que je viens de lire – plus de 600 pages tout de même pour l’édition de poche. Le récit est puissant, pas de doute là-dessus. Il vous attaque, vous oppresse, vous « tient en haleine » comme dise les vendeurs de thriller, bien que je ne classerais pas ce livre dans cette catégorie.

La question est de savoir pourquoi tout est encore si flou dans mon esprit. Peut-être à cause de ce va-et-vient incessant entre les différentes périodes du récit, principalement entre avant et après accident ? Si vous être plutôt attirés par les récits linéaires, chronologiques, non pas que je vous déconseille ce livre, mais armez-vous de patience ! Mais une fois la machine lancée, je dois dire qu’on s’y fait. Non, ce n’est pas la raison principale de mon trouble.

Serait-ce les personnages ? De principaux, il n’y a pas plus que les dix doigts de la main. Mais je dois confesser ne m’être attaché à aucun d’entre eux. J’ai presque envie de dire : il n’y a que des méchants, en tous cas chez les jeunes étudiants du campus. Si tous ont de bons côtés, la plupart cache une partie obscure, voire mystique, de leur personnalité, ce qui au final nous les rend antipathiques, pour rester poli.

Je me rends compte que je n’ai pas parlé du cadre du roman. Tout se passe dans une université tout ce qu’il y a de plus d’honorablement américain. Un campus, des fraternités et des sororités, des rituels mystiques et des fêtes déjantées où coulent à flots la bière et… le sang. Oui, la mort rode entre les pages ; ce n’est certes pas un thriller comme je l’ai dit, encore moins un récit d’horreur. Mais si tout n’est pas noir, il n’y a pas grand-chose de blanc.

C’est dans cet univers presque stéréotypé qu’évoluent, entre autres, Craig et Nicole, dont le destin va basculer lors d’un accident de voiture. Lui survit, mais elle meurt dans ce qui sera décrit comme une marre de sang. Et, détail, Craig n’en gardera aucun souvenir. L’intrigue tourne autour de cet accident, qui cache en réalité une affaire plus grave, impliquant de nombreuses personnalités du campus.

Une intrigue intéressante, mêlant enquête et fantastique avec talent, il faut le dire. Je confirme donc : le livre est bon. Je crois que ce qui m’a troublé justement, c’est de découvrir toute cette noirceur au cœur d’un campus étudiant dont on aurait plutôt une image sympathique (merci l’industrie hollywoodienne), une noirceur décrite avec un réalisme déprimant.

jeudi 10 janvier 2013

Les taxis dans le rouge



Les taxis dans le rouge

Comme cela ne vous a certainement pas échappé, aujourd'hui les taxis ont mené une opération « escargot » dans toute la France. En région parisienne, ils ont surtout bloqué les aéroports et de nombreuses rues, avenues et autres boulevards de la capitale.
Ils protestent contre certaines mesures de la nouvelle loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2013, qui risquent de leur faire perdre une partie parfois importante de leurs revenus en les privant des transports de personnes malades assises, qu'ils assument jusqu'à présent avec les ambulances et les véhicules sanitaires. Ils craignent que ces services ne soient repris par de grandes entreprises de VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) : si elles sont autorisées à répondre aux appels d’offre, ce que propose la nouvelle loi, elles deviendront de sérieux concurrents aux taxis.
Jusque là tout va bien. Il ne s’agit que de l’exercice du droit de grève, cher à la France, par une congrégation qui se sent mise en danger par les nouvelles lois proposées par le gouvernement. La grève est un moyen légal de faire pression sur ce dernier, dont le Ministre de l’Intérieur recevait justement dans l’après-midi une délégation du mouvement.
Il y a pourtant un point que je souhaiterais soulever ici et qui concerne le comportement des grévistes vis-à-vis de leurs « concurrents » pendant cette journée qui, pour certain, aura été vraiment difficile, et les raisons d’un tel comportement. 
***
Jean, 24 ans, chauffeur de tourisme employé par une société de transport, a pour mission aujourd'hui, entre autres, d’assurer le transfert d’arrivée d’un client à Orly. Le vol étant prévu à 13h50, Jean arrive à l’entrée d’Orly vers 10h, parce qu'il a été prévenu par sa coordinatrice du mouvement de grève et des ralentissements prévus, et qu'il ne veut pas avoir de problèmes pour arriver à l’aéroport. En accédant au parking il perçoit bien la présence des grévistes et des forces de l’ordre, mais tout parait encore calme.
Trente minutes plus tard, alors qu'il fume une cigarette à côté de son véhicule, un Mercedes Viano, il voit s’approcher un groupe d’une dizaine de chauffeurs de taxi à pied. Il ne s’inquiète pas : il a bien compris qu'ils sont en grève et qu'ils circulent beaucoup dans l’aéroport. Mais quand l’un d’entre eux l’apostrophe en disant : « rentre chez toi, tu travailles pas aujourd'hui », il commence à se poser des questions.
Les chauffeurs s’agglutinent autour de Jean, certains sortent de leurs poches des tournevis et se mettent à le menacer ouvertement :
- Si tu te barres pas on te casse ta bagnole, t'as compris ? C'est la guerre aujourd'hui, tu ne bosses pas. Tu prends ta merde et tu te casses.
Jean tente de s'expliquer :
- Mais je peux pas partir, j'ai un client à charger, c'est pas possible. J'ai rien à voir avec vos histoires, moi.
- Tu charges pas aujourd'hui, t'as compris ? Casse-toi maintenant.
Jean garde son calme, leur dit posément qu'il n'a pas envie de discuter, et s'installe dans le véhicule, décidé à ne pas bouger, mais quand même prêt à démarrer à la moindre incartade. Celle-ci ne se fait pas attendre. Les chauffeurs qui entourent le véhicule s’appliquent à rayer la porte et la vitre arrière. Jean, incrédule, démarre et s'apprête à partir quand un bruit sourd lui fait comprendre qu'ils ont asséné un bon coup sur la portière droite.
« Je ne pouvais pas rester », me confira-t-il le soir même, « ils allaient me péter la bagnole, et peut-être ma gueule avec ! Je les ai vus qui crevaient les pneus du taxi qui était derrière moi, parce qu'il ne faisait pas grève. Ils ont vraiment commencé à s'en prendre à tout le monde, chauffeurs, taxis qui ne faisait pas grève, et même aux motos-taxis ! Ceux-là ils ne les aiment pas, fallait voir ça. Alors que les motos arrivaient, chargées de clients, ils leur balançaient des œufs, des pierres, j'ai même vu voler un enjoliver ! »
Jean, après bien des aventures, parviendra à assurer son service, en faisant venir son client jusqu'à lui, resté à bonne distance.
« Même le client a eu peur. Après l’arrivée de son vol, je l’ai tout de suite appelé pour le prévenir de la situation, il croyait que je mentais. Quand il est sorti du terminal, il n’en croyait pas ses yeux. »
Et en effet, ce que le client a pu voir, ce que Jean aura même vécu pendant qu’il l’attendait, a de quoi faire peur.
« J'ai vu des choses ahurissantes », continue Jean, « ils étaient enragés, je n'ai jamais vu ça. Quand je suis parti la première fois, après qu'ils m'ont enfoncé la portière, ils ont commencé à me courir après, ils étaient comme des fous ! Ils agressaient tout le monde, ils menaçaient, ils jetaient des pierres... L'aéroport était vraiment en état de siège ! Et le pire, c'est que la police n'était pas là, ou alors les quelques policiers qui se montraient, et qui comprenaient très bien ce qui se passait, ne faisaient rien. Il y en a un qui m'a même dit de partir ! Que je pourrais avoir des problèmes ! Je suis repassé plusieurs fois, cherchant à me garer, mais au bout d’un moment on ne pouvait même plus s’approcher du terminal, encore moins se garer. J’ai stationné au loin, et là un policier me dit que ce n’est pas permis ici. Je lui dis que je ne peux pas me garer devant l’aéroport, mais il ne veut rien savoir. J’ai dû tourner plusieurs fois, c’était à devenir fou. »
 ***
Les chauffeurs de taxi sont en colère, certes. Mais pourquoi agir d’une telle façon, aussi violente que peu constructive ? Ce sentiment de liberté et de provocation qu'inspire l’état de grève a eu, chez certains, des effets secondaires très indésirables. Mais au-delà des faits de violence verbale et physique, c’est le discours des chauffeurs de taxi qui m’intrigue :
« Ils m'accusaient de leur voler le boulot, de racoler. J'avais beau leur dire que ce n'est pas vrai, que les services que nous faisons sont différents, ils ne voulaient rien savoir. » Et en effet, comme me l’expliquera Jean, les VTC ne sont pas, a priori, des concurrents directs des taxis. Les services proposés sont considérablement différents.
Le taxi s’occupe d’emmener le client d’un point A vers un point B. Cela dans tout Paris – je prends ici l’exemple de la capitale qui est très frappant –, à tout moment. Pendant ses heures de travail, il doit être disponible tout le temps, il n’a, a priori, pas de planning.
Le chauffeur de tourisme est spécialisé dans les transferts entre hôtels et aéroports, entre autres services (excursions par exemple). Il s’agit de courses prédéfinies, au prix fixé à l’avance. Les clients qui utilisent ce genre de service le réserve à l’avance, savent ce qu'il leur en coûtera, et peuvent compter sur l’assistance du chauffeur qui porte les bagages, accompagne au check in, tout ceci étant inclus dans le tarif. Les chauffeurs de tourisme ont un planning prévu à l’avance.
Mais il semblerait que les VTC aient, inconsciemment, empiété sur un domaine que les taxis se sont progressivement attribué, en faisant une priorité primant sur la plupart des autres courses possibles. Le fait même que les taxis aient aujourd'hui occupé en priorité les aéroports démontre à quel point le métier est gangrené : les arrivées et départs aux aéroports représentent pour eux les principales courses « valables ». Le reste ne les intéresse pas ou peu. Combien de taxis refusent les petites courses entre quartiers de la capitale, sous prétexte qu'elles ne rapportent pas ?
La majorité des taxis parisiens ont dénaturé leur métier, qui s’exerce encore dans les règles de l’art dans des villes comme New York ou Londres : en concentrant exclusivement leur activité sur quelque type de courses, ils s’en sont rendus dépendants, au point de développer une sorte de paranoïa qui, aujourd'hui, s’est exprimée au grand jour, au moment où la deuxième principale source de leurs revenus, le transport de personnes malades, est menacée de passer à la concurrence.
Je me pose alors la question suivante : au lieu de se plaindre de la situation en accusant aveuglément d’autres catégories de transporteurs de les accabler, ne devraient-ils pas plutôt repenser la façon dont ils exercent leur métier ? Pourquoi ont-ils si mauvaise réputation ? Pourquoi sont-ils devenus aussi dépendants de quelques catégories de courses ?
Je sais bien que cela ne concerne pas tous les taxis, je ne sais même pas si l’on peut parler de la majorité. Mais ce que Jean m’a raconté, la violence avec laquelle il a pu être traité, ajouté à ma propre expérience avec les taxis et celles de nombreuses sources, me font vraiment douter de l’avenir du métier si aucune prise de conscience n’intervient.
A bon entendeur…

mardi 25 décembre 2012

O Silêncio contra Muamar Kadafi



J’ai eu l’honneur de recevoir, des mains d’Andrei Netto lui-même, son premier livre O Silêncio contra Muamar Kadafi1.

Andrei, en plus d’être un de mes grands amis, est un journaliste extrêmement compétent, correspondant à Paris pour l’un des principaux journaux brésiliens, O Estado de São Paulo. Mais à sa compétence en tant que professionnel de l’information et de l’écriture, s’ajoute un courage et une bonté humaniste qui, j’ose l’affirmer, font aujourd’hui défaut à nombre d’entre nous.

Dès les premiers faits annonciateurs de ce qui allait devenir le Printemps Arabe, sa préoccupation, en tant que journaliste, a été de couvrir l’événement. Mais pour bien le connaitre et en avoir parlé avec lui depuis, je peux dire qu’au-delà d’un souci professionnel, Andrei, en partant pour la Lybie au cœur d’une des révolutions les plus sanglantes d’Afrique du Nord, en dépit des avertissements de ses confrères et des angoisses de son entourage, a répondu à un appel autrement plus impérieux : apporter, dans la mesure de ses moyens, un soutien, une assistance à un peuple en proie aux affres et aux joies de la délivrance par la violence et les armes.

Et ses moyens ne sont pas les armes, mais sa plume, une plume aguerrie et sûre. Une plume qui lui permet de rendre compte, de partager sa vision et son expérience humaine au cœur du conflit. Andrei souhaite par là, et avant tout, impliquer le plus grand nombre, nous plonger dans la révolution, pour qu’elle ne soit pas reléguée au rang de simple fait divers mais qu’elle soit reconnue, considérée. Car ce qui s’est passé en Lybie, ce qui se passe en Syrie, en Egypte, nous concerne tous et ne doit pas nous laisser indifférents. Il s’agit d’hommes, de femmes, d’enfants, qui souffrent au quotidien, et le pire affront que l’on puisse imaginer leur faire serait de les ignorer.

Nous n’avons pas tous les moyens de nous rendre sur place, de nous battre ou de soigner, de prendre les armes ou de réconforter. Mais nous avons une conscience et une voix, et celles-ci ne peuvent rester muettes. Andrei a déjà décidé d’élever la voix. Je ne peux que vous conseiller la lecture de son récit, mais au-delà de ça, éveillez vos consciences et apportez votre soutien, par tous les moyens que vous jugerez bons, aux êtres humains qui souffrent dans le monde.



1NETTO, Andrei, O Silêncio contra Muamar Kadafi. 1ère édition. São Paulo : Companhia das Letras, 2012.
L’œuvre n’est pour l’instant disponible qu’en portugais, mais une version française est à l’étude.

vendredi 19 octobre 2012

Le travail occulte en production académique




Bonjour à tous !
Je viens d'actualiser la page de mes références sur mon site www.tradutor-antoine.com
J'en profite pour vous présenter le lancement du livre le travail occulte en production académique, de l'ergonome Denise Alvarez, tiré de ses différentes recherches dans de nombreux départements scientifiques et centres de recherche en Physique, en France comme au Brésil.
Ce livre intéressera tous ceux (et vous êtes nombreux) qui sont concernés par la recherche et la production en milieu académique, en présentant les enjeux et les risques qu'apporte l'homogénéisation de la production en général dans notre société contemporaine.Antoine

dimanche 2 septembre 2012

Nouveau site officiel !


Bonjour à tous !
Après des heures de travail acharné, j'ai le plaisir de vous présenter le nouveau site officiel d'Antoine Bollinger, Traducteur Portugais-Français!
www.tradutor-antoine.com
Visitez, divulguez, et n'hésitez pas à me laisser des commentaires.
Merci !

Ola todos!
Depois de horas de muito trabalho, tenho o prazer de apresentar o novo site oficial do Antoine Bollinger, Tradutor Português-Francês.
www.tradutor-antoine.com
Visitem, divulguem, e deixem comentarios.
Obrigado!

Antoine Bollinger